Graciela Maturo

couverture-maturor
Responsable d’éditions : Ghislaine Masset.
Traduction : Pablo Urquiza.
LIVRE – CD ROM Audio / Vidéo
Avec les voix de  Julienne Salvat et Béatrice Kohlstedt
ISBN : 979-10-93202-06-8
© Abra Pampa Éditions, Paris, France, 2015.

Ouvrage édité avec le concours du ministère des Affaires étrangères, du Commerce international et des Cultes de la République Argentine, dans le cadre du programme “Sur” de soutien aux traductions.
 Obra editada en el marco del Programa “Sur” de Apoyo a las Traducciones del Ministerio de Relaciones Exteriores, Comercio Internacional y Culto de la República Argentina.

El Rostro obtuvo el Premio Bienal de la Provincia de Mendoza en 1960. Fue publicado bajo el nombre de Graciela de Sola en la Colección Cuadernos Julio Herrera y Reissig, dirigida por Juvenal Ortiz Saralegui, Montevideo, Uruguay, en 1961, con prólogo de Carlos Mastronardi.

Le Visage a obtenu le Prix Biennal de la Province de Mendoza en 1960. Il fut publié sous le nom de Graciela de Sola dans la Collection Cahiers Julio Herrera y Reissig, dirigée par Juvenal Ortiz Salegui, Montevideo, Uruguay, en 1961, avec une préface de Carlos Mastronardi.

Archives vidéos

El Rostro / Le Visage et autres poèmes

Graciela Maturo 
Dafne

La mirada de Apolo enamorado
la tocó como un rayo.
Su alma fue llamada a una isla de luz
su cuerpo se transformaba en verdes ramas
cantantes
ebrias de puro ser.
Conoció el arrebato de nubes indescriptibles
y la felicidad de nadar entre hojas de diamante.
Una mirada de fuego
la sostenía sobre el abismo.
Moraba en la alegría de una fiesta
de niños y racimos.
La vida era un paso de danza
hacia el cerúleo mar resplandeciente.
La acompañan memorias encendidas
dalias de fuego
un viento
hecho de pájaros.
Déjala reposar entre fulgores
no temas por su muerte.

(inédito)
Daphné

Le regard d’Apollon amoureux
la frappa comme la foudre.
Vers une île de lumière son âme fut appelée
son corps devint des vertes branches
chantantes
ivres d’un pur être.
Elle connut l’extase de nuages indescriptibles
et le bonheur de nager parmi des feuilles de diamant.
Un regard de feu
la retenait sur l’abîme.
Elle demeurait dans la joie d’une fête
d’enfants et de grappes.
La vie était un pas de danse
vers la mer céruléenne, resplendissante.
Des mémoires illuminées, des dahlias
en feu et un vent
façonné d’oiseaux
l’accompagnent.
Laisse-la se reposer parmi les splendeurs
ne crains pas sa mort.

(inédit)
Formas terrestres

Dulce amarra del hombre, sometido
a la antigua costumbre de ser de la manzana
del pájaro, del árbol,
del pez distinto y frío, de la piedra.
Oh número del mundo, defendido
por el tierno cilicio de la forma.
Entre mis dedos, suave, una manzana
me da su peso íntegro, su pura
limitación de orbe pequeño y concluido.
En mi mano descansa su redonda
tensa sabiduría de sí misma.
Y parecen creadas una para la otra.
Formes terrestres

Douce amarre de l’homme, soumis
à l’ancienne habitude d’être de la pomme,
de l’oiseau, de l’arbre,
du poisson distinct et froid, de la pierre.
Ô nombre du monde, protégé
par le tendre cilice de la forme.
Entre mes doigts, une douce pomme
me donne son poids entier, sa pure
limitation d’orbe minuscule et conclus.
Dans ma main repose sa ronde,
tendue sagesse d’elle-même.
Et elles semblent créées l’une pour l’autre.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>