Susana Szwarc

barbara-dice-une250Traduction : Cristina Madero et Pablo Urquiza.  Révisions : Hélène Visotsky et Ghislaine Masset.  Traducción: Cristina Madero y Pablo Urquiza.  Revisiones: Hélène Visotsky y Ghislaine Masset.

ISBN : 978-2-9526437-4-0 © Abra Pampa Éditions, Paris, France, 2013.
Diffusion en France : Reflet de Lettres / Abra Pampa Éditions  Difusión en Francia: Reflet de Lettres / Abra Pampa Éditions

Ouvrage édité avec le concours du Ministère des Affaires étrangères, du Commerce international et des Cultes de la République Argentine, dans le cadre du programme “Sur” de soutien aux traductions. Obra editada en el marco del Programa “Sur” de Apoyo a las Traducciones del Ministerio de Relaciones Exteriores, Comercio Internacional y Culto de la República Argentina.

Lire un extrait
A propósito de Bárbara dice:

“Sólo una poesía de la estatura de Bárbara dice: puede exasperar de tal modo el lenguaje hasta llevarlo a la simplicidad de su raíz. Bárbara, bárbarus, lo incivilizado, lo extranjero.
En los confines de la lengua, casi antes del grito, las frágiles criaturas de Susana Szwarc recorren con la audacia de los seres de pesadilla los lugares malditos del idioma: el del dialecto del burdel, el de la furia del prisionero, el del dolor que yace en una cama de hospital.
Superadas las fronteras burocráticas entre los géneros literarios, resurge la interrogación mítica: ¿puede haber después de Babel, de la aniquilación de una lengua universal, alguna forma de relato? Si, como dice Barthes, la estructura del relato supone siempre lo predicativo, en Bárbara dice: los dos puntos abren una única deriva, que se desenvuelve grácilmente al modo borgeano de los “diversos porvenires, diversos tiempos que también proliferan y se bifurcan”.
Perdemos el aliento, lo recuperamos, continuamos por el maravilloso jardín de senderos bifurcados de este relato mítico.”

Isabel Steinberg

À propos de Bárbara dice:

« Uniquement une poésie de la dimension de Barbara dit : peut exaspérer le langage au point de le ramener à la simplicité de ses racines. Barbara, barbarus, le non-civilisé, l’étranger.
Aux confins de la langue, presque au bord du cri, les fragiles créatures de Susana Szwarc parcourent avec l’audace des êtres de cauchemar les lieux maudits de la langue : celui du dialecte du bordel, celui de la rage du prisonnier, celui de la douleur qui gît dans le lit d’un hôpital.
Au-delà des frontières bureaucratiques entre les genres littéraires, ressurgit l’interrogation mythique : peut-il exister après Babel et l’annihilation d’une langue universelle, une quelconque forme de récit ?
Si, comme dit Barthes, la structure du récit suppose toujours un prédicat, dans Barbara dit : les deux points ouvrent une unique dérive, qui se développe élégamment à la façon borgésienne des « divers futurs et divers temps qui prolifèrent et bifurquent aussi ».
Nous perdons le souffle, nous le reprenons, nous progressons à travers ce merveilleux jardin aux sentiers qui bifurquent de ce récit mythique. »

Isabel Steinberg