Luis Maria Sobron

TAPA-SOBRON2-15-11-12

Traduction : Cristina Madero et Pablo Urquiza.  Révisions : Ghislaine Masset.  Traducción: Cristina Madero y Pablo Urquiza.  Revisiones: Ghislaine Masset.
Diffusion en France : Reflet de Lettres / Abra Pampa Éditions  Difusión en Francia: Reflet de Lettres / Abra Pampa Éditions
© 2012 by Alicia Rosa Funes de Sobrón.
© Coedición Alción Editora – Abra Pampa Éditions, Paris, France 2012

 

 

A propósito de Tu voz, mi voz,

Tu voz mi voz es un poemario de amor, en que el sentimiento ha sido llevado a un nivel óntico universal. No es la primera vez que en la poesía de Luis María Sobrón aparece el tema amoroso; de hecho en su libro anterior, el amor ocupa una de las Odas. Tampoco es la primera vez que aparece en su poesía la segunda persona. Podemos considerar, sin embargo, que en esta ocasión, la expresión amorosa se  perfila de un modo nuevo configurando una nueva entidad, el yo-tú, acompañada  de una toma de conciencia plena que unifica la percepción, el sentimiento y la idea. Es una ofrenda a la amada, un canto al amor mismo, y una exploración psicológica y filosófica sobre  la naturaleza y consecuencias del amor.

La lectura de este bello e inquietante libro nos condujo a revisar algunos conceptos filosóficos sobre el amor, que pertenecen a una larga tradición. Platón, en su diálogo Banquete, define al Eros por boca de Diotima, que instruye al propio Sócrates, como un dios que debe ser seguido por todos los hombres, pues actúa para su perfeccionamiento y los conduce a su plena realización. Tanto en lo corporal como en lo espiritual, el amor se revela como fuerza engendradora, dictada por el afán de inmortalidad propio de las almas. Plotino a su turno, en sus Enéadas, despliega la noción del amor como acto contemplativo y participativo: la participación en el Ser hace del amor un acto de crecimiento ontológico. La fenomenología husserliana, en tanto, caracteriza al amor como noesis cuyo objeto es el yo-tú, nueva realidad descubierta por la intuición afectiva y volitiva.

Sobrón ha compuesto su obra a la manera sinfónica, en cuatro partes, tituladas  Vigilia, Voces, Ceremonias, Evocación. Cada una de ellas reúne nueve poemas que en su conjunto van diseñando una evocación lírica de la amada, una meditación sobre el amor, y un camino de autodescubrimiento esencial que permite el acceso a  lo absoluto.

Graciela Maturo

          À propos de Ta voix, ma voix,

Ta voix, ma voix est un recueil de poèmes d’amour où les sentiments ont été portés à un niveau ontique universel. Ce n’est pas la première fois que le thème amoureux apparaît dans la poésie de Luis María Sobrón ; de fait, dans son livre précédent, l’amour est le sujet de l’une des Odes. Ce n’est pas non plus la première fois que dans sa poésie fait son apparition la deuxième personne. Néanmoins, nous pouvons admettre que dans le cas qui nous occupe, l’expression de l’amour apparaît d’une façon inédite, configurant une nouvelle entité, le moi-toi, accompagnée d’une prise de conscience totale qui unifie la perception, le sentiment et l’idée. C’est une offrande à l’aimée, un chant à l’amour même, ainsi qu’une exploration psychologique et philosophique quant à la nature et conséquences de l’amour.

La lecture de ce beau et inquiétant livre nous a conduits à réviser quelques concepts philosophiques sur l’amour qui appartiennent à une longue tradition. Platon, dans son dialogue Le Banquet, définit Eros par la bouche de Diotime, qui instruit le propre Socrate, tel un dieu qui doit être suivi par tous les hommes, car il agit afin de les rendre meilleurs et de les conduire à leur total épanouissement. Aussi bien sur le domaine corporel que spirituel, l’amour se révèle comme une force génératrice, dictée par le désir d’immortalité propre aux âmes. A son tour, Plotin, dans les Ennéades, étale la notion de l’amour comme acte contemplatif et participatif : la participation dans l’Être fait de l’amour un acte de croissance ontologique. La phénoménologie husserlienne, par ailleurs, caractérise l’amour comme noèses dont l’objet est le moi-toi, une nouvelle réalité découverte par l’intuition affective et volitive.
Sobrón a composé son œuvre à la manière d’une symphonie, en quatre parties intitulées Veillée, Voix, Cérémonies, Évocation. Chacune d’entre elles comprend neuf poèmes dont l’ensemble dessine peu à peu une évocation lyrique de l’aimée, une méditation sur l’amour, ainsi qu’un chemin de découverte personnelle essentielle permettant l’accès à l’absolu.

Graciela Maturo